Mon proche s'est suicidé.

Mon proche à choisi le suicide.


En tant que médium, j'ai eu l'occasion de recevoir beaucoup de personne ayant un proche qui s'est suicidé, j'ai intéragi également avec beaucoup de défunt ayant choisi de partir de leur plein gré.
En tant que thérapeute j'ai pu accompagné ceux qui restent, mais aussi ceux qui pensent à cette "ultime solution" pour eux.

C'est un sujet qui me touche particulièrement, je vous raconte pourquoi.
Décembre 1997, j'allais fêter mes 16 ans, j'avais un copain, petit copain, qui les avait lui aussi à quelques jours d'intervalle. Nous nous connaissions depuis peu, notre relation était ambigue. Assez proche en tout cas pour qu'il débarque un jour vers minuit à mon travail, j'étais serveuse, en pleur, amoché, son tee-shirt déchiré, du sang un peut partout. Lorsque je lui demande ce qu'il lui ait arrivé pour être dans un état pareil, il me répond qu'il s'est fait agressé. Je sens, je sais, qu'il me ment. Il me dit qu'il faut qu'il me parle, vite, maintenant. Il ne veut m'en dire plus là entre deux portes, il veut que je vienne. Je le sens triste, je ne ressens pas de peur, je vois dans ses yeux un appel au secours. Je suis jeune, au travail, je fini mon service une heure plus tard, je ne me rend pas compte de la gravité. Je le supplie de revenir dans une heure.
Il ne revient pas.
Dès que je le revois, le lendemain ou sur lendemain, je lui demande avec sérieux ce qu'il s'est passé, pourquoi il n'est pas revenu et ce qu'il  voulait me dire. Avec son sourire de "tombeur" il minimise, en disant que c'était rien, que tout va bien. Je sens la gêne, je n'ose pas insister. Nous parlons de la fêtes que nous devons faire ensemble pour notre anniversaire. Quelques jours plus tard, ma copine le voit en ville, ils s'échangent un ou deux mots et se disent "à samedi!".
La fin de semaine approche, j'ai un ami au téléphone pour parler de la fête, il se met subitement à pleurer, je lui demande ce qu'il a mais il ne veut pas me le dire pour ne pas gâcher mon anniversaire ou parce que c'est trop dur, j'insiste, il me dit que mon copain s'est pendu...
Je hurle, mon père étant concierge de la morgue, je fonce sur son agenda, je feuillète les page rapidement espérant ne pas voir son nom et son prénom inscrit mais... Ils sont bien là, au milieu de noms inconnus, lui. C'était vrai, c'était la fin, rien avait commencé que tout était déjà fini. Je me rend compte que son corps était à 200m de moi, depuis combien de temps, combien d'heure? Pourquoi je ne l'ai pas écouter? Pourquoi je ne l'ai pas suivi ce soir là? Pourquoi je n'ai pas insister? Pourquoi lui? Les "pourquoi" étaient infini.
J'ai appris avec le temps que je n'aurai pas de réponse, que l'important n'était pas son départ mais sa vie. L'important n'était pas la façon dont il est partie mais que c'était son choix. Je devais le respecter. Je devais continuer, pour lui, pour moi, pour la vie, la vrai.
Je le connaissais depuis "peu", je suis allé voir son papa et j'ai prit conscience de la grandeur de sa douleur. J'ai décidé de sourire à la vie et de le garder dans mon coeurs.


De ce que j'ai pu constater c'est qu'il n'y a pas de regret lorsque je les ai en contact. Je conseil toujours à la famille de continuer à respecter son proche, et donc son choix. Même si'l est incompréhentsible pour eux. De ne pas être dans la culpabilité. De continuer à les aimer. Je veux qu'ils soient rassurés, contrairement à ce qu'on entendait il y a quelques temps, non ils ne restent pas coincé "je ne sais où", oui ils ont le droit d'être "au paradi", d'être heureux, dans l'amour.
Vous pouvez les aider, en déculpabilisant, en les aidant à se pardonner, en leur envoyant de l'amour.

En ce qui concerne les questions plus personnelle, je vous invite à me contacter.
En attendant, soyez rassurés, pour eux et souriez à la vie, pour eux.

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